
En signant sa troisième victoire d'affilée dans les éliminatoires de l'Euro 2012 grâce à son succès sur le Luxembourg (2-0), mardi soir à Metz, la jeune équipe de France de Laurent Blanc a confirmé ses progrès tout en laissant encore apparaître des faiblesses dans la conduite du jeu.
D'un point de vue comptable, le bilan depuis août et la prise de fonction de Laurent Blanc est satisfaisant. Battue en amical en Norvège (1-2) puis par le Belarus au Stade de France (0-1), pour son entrée en lice pour les éliminatoires du championnat d'Europe des Nations, la sélection tricolore a vite corrigé le tir en s'imposant en Bosnie-Herzégovine (2-0) puis en disposant à domicile de la Roumanie puis du Luxembourg sur le même score.
Alors que la course aux billets pour l'Euro va faire relâche jusqu'en mars, la France pointe en tête du groupe D avec une longueur d'avance sur le Bélarus.
"Cette victoire fait du bien. C'était mal parti dans ces éliminatoires après la défaite contre la Biélorussie. En Bosnie on a récupéré trois points et on a enchaîné sur deux succès, c'est bien. Il y a des choses à améliorer notamment dans le jeu mais c'est plus facile de construire quand on a des victoires que quand on perd", a expliqué Blanc au coup de sifflet du match contre les Luxembourgeois.
Une équipe de France aux performances constantes, qui garde bien au chaud ses chances de qualification et qui plaît à nouveau à son public, voilà qui contraste avec le fiasco du Mondial et l'incident tragi-comique de la grève des Tricolores à Knysna.
La pression du résultat étant quelque peu retombée, reste à soigner le fond en profitant des deux sorties amicales à Wembley contre l'Angleterre le 17 novembre puis face au Brésil le 9 février à Saint-Denis. Elles constitueront un vrai test pour la défense bleue qui certes n'a pas pris de but depuis trois matches mais doit être jauger face à des équipes disposant d'un réel potentiel offensif.
"Le résultat est là mais, pour ce qui concerne le contenu, je pense que, par rapport à la qualité des joueurs et à la philosophie de jeu que le sélectionneur veut mettre en place, on n'est pas encore au top", a confié le meneur de jeu tricolore Yoann Gourcuff.
Titulaire à Metz alors qu'il était remplaçant face aux Roumains, Gourcuff a été décisif, délivrant le corner qui a permis à Karim Benzema d'ouvrir la marque (22e) puis inscrivant le second but des Bleus (76e).
Face au Luxembourg qui n'alignait qu'un seul professionnel au coup d'envoi, les Tricolores se sont assez vite ouvert la voie du succès avec le but de Benzema mais ils n'ont pas réussi à concrétiser leur ascendant et ont fait durer le maigre suspense jusqu'au dernier quart d'heure.
Ce faisant, ils ont confirmé leurs difficultés dans la conduite d'un jeu efficace face à des formations venues défendre, ce qui a été le cas de leurs visiteurs biélorusses, roumains et luxembourgeois. Les deux buts encaissés par les Luxembourgeois l'ont, d'ailleurs, été sur des coups de pied arrêtés.
"C'était un match compliqué contre une équipe regroupée en défense. On sait qu'on a des difficultés à jouer contre des équipes qui jouent très bas", a poursuivi Gourcuff.
Le mérite des Bleus, c'est d'être restés concentrés et appliqués jusqu'au moment où ils ont pu définitivement faire sauter le verrou du coffre luxembourgeois.
"On savait que ce serait un match fermé parce que les Luxembourgeois avaient pris un point face à la Biélorussie", a commenté l'attaquant Guillaume Hoarau. "Il ne fallait pas tomber dans la précipitation mais on a été maîtres de notre jeu". AP
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